Comment les pensées négatives influencent votre performance ?

L’escalade est un sport pour lequel l’aspect psychologique joue pour beaucoup dans la performance. Sortir de sa zone de confort tout en restant lucide demande calme et sang froid. Nous allons voir en quoi les pensées négatives et plus généralement votre mental affectent votre escalade et comment les minimiser.

Transcription texte de la vidéo

Le mental et plus précisément la confiance en soi jouent pour beaucoup dans la performance en escalade. Les pensées négatives sapent votre escalade et il n’est pas rare d’entendre au pied des voies :

« Oh de toute façon, j’y vais que pour voir. »
« Je ne suis pas en forme aujourd’hui. »
« J’ai des courbatures, donc je ne vais surement pas arriver en haut. »

Il n’y a pas de meilleur encouragement que ces phrases pour rater sa voie.

Je vous partage donc quelques astuces pour calmer votre esprit, déjà stressé par l’idée de grimper en tête et qui n’a nullement besoin que vous lui formalisiez à quel point votre corps est nul et chutera à la moindre occasion.

 

Analysez le cheminement et l’emplacement des points

Premier thème pour vous rassurer. Savoir où vous allez. Car la peur de l’inconnu est une des plus puissantes.

Pour cela, identifiez dans la voie :
• Le cheminement
• Les points de repos
• Les passages difficiles
• L’emplacement des points

Le plus important dans tout ça. RESTEZ POSITIF. Ne commencez pas par dire :

« Oh, le premier point est haut ! »
« Oula, ça engage entre le 3ème et 4ème point ! »

Rationalisez et trouvez des explications logiques et positives aux difficultés que vous percevez.
Par exemple : pourquoi le premier point est haut ? Car en 2 mouvements, vous vous retrouvez debout sur une plateforme depuis laquelle il sera aisé de clipper.

 

Considérez l’escalade comme un jeu

Pourquoi saboter le plaisir que vous pourriez éprouver en grimpant avant même de commencer ?

L’escalade reste une passion et un sport comme toutes les autres disciplines. Si vous avez peur de la grimpe en tête, dites-le, formalisez-le de façon précise.

Ne vous mutez pas dans un silence absolu couvert par des phrases négatives :

« Il fait froid »
« J’ai mal aux bras de ma séance de muscu d’il y a 3 jours »

Sont autant d’excuses pour lesquelles vous ne pouvez absolument rien.

Concentrez vous sur ce que vous maitrisez : les qualités de votre escalade. Attachez-vous à grimper de la meilleure façon possible selon vos capacités du jour.

Et si vous échouez ? C’est un jeu. Vous réessayerez demain ou la semaine prochaine.

L’enjeu de la réussite ou de l’échec n’est là que pour alimenter votre égo. Sauf si vous êtes grimpeur pro, vous n’avez pas besoin de réussir toutes vos voies dans un délai imparti pour exister.

 

Jouez avec l’engagement et la hauteur

L’escalade est qualifiée de sport extrême par l’engagement et les sensations qu’elle procure. Par conséquent, engager au dessus du point fait partie intégrante du jeu de l’escalade. Soyez en conscient et composez avec ce paramètre.

Il n’est pas question de partir bille en tête dans des voies avec un fort engagement, disons 4 mètres entre les points, et de se faire peur pour le plaisir de souffrir.

Il s’agit plus d’accepter l’engagement que la discipline impose. Si vous prenez un plaisir immense à développer votre gestuelle mais que vous redoutez la chute, imposez-vous des exercices pour gérer votre peur de la chute comme ceux-ci (Lien vers article 3 exercices pour chute).

Vous ne devriez pas avoir à réduire votre plaisir à cause d’un seul paramètre. Cette seule pensée de la chute est responsable de nombreuses pensées négatives qui sapent votre envie d’effectuer des belles voies car elles sont plus engagées ou pas équipées en moulinette.

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